Techniques et outils

Une large palette de techniques de gravures

 

Les techniques et outils utilisés pour les graffitis sont nombreux et suivent l’évolution de la pratique elle-même. Sous le pont et jusqu’à l’apparition des tags ou des graffs et graffitis qui s’apparentent au Street art, c’est très largement la sculpture de la pierre qui domine, sans pour autant exclure l’usage du fusain ou de la peinture noire. Et si la sculpture domine au cours d’une période qui court sur 150 années environ, les techniques sont diverses. Selon la profondeur de la gravure, on peut imaginer que les personnes ont utilisé une massette et un ciseau à pierre ou un ciseau gravelet (pour les entailles les plus saillantes), d’autres, une pointe ou un couteau. Avant ou après avoir gravé dans la pierre, certains sujets ont même pris soin de délimiter l’espace de la gravure, en traçant des lignes horizontales ou en entourant les inscriptions.

Un geste soigné…

 

Plus largement, quel que soit le geste du graveur (qu’il ait martelé la pierre, qu’il l’ait taillée, ciselée ou griffée), on constate qu’au-delà du soin qu’il y a apporté, il a réfléchi à son geste et au résultat qui en découlerait. Si ce constat ne correspond pas à tous les graffitis qui figurent sous le pont, il convient à beaucoup d’entre eux, contemporains compris. Pour ces derniers, là encore, les techniques, outils et matériaux sont divers. Qu’il s’agisse de la peinture (déposée au spray aérosol, au pinceau ou au rouleau…), de l’encre, du marqueur, de la craie, les couleurs sont franches et leur utilisation joue autant sur les contrastes que sur les fondus de l’une à l’autre.

Ainsi en est-il de ces graffitis portant la date de 2016 elle-même peinte à l’intérieur d’un nuage stylisé, qui associent des couleurs vives pour composer un graff 3D portant le surnom MARS, décliné en différents endroits. 

Ainsi en est-il aussi d’inscriptions ou gravures qui, quelle que soit l’époque, disent une préférence et un engagement ou qui pratiquent l’humour ou la provocation

… qui joue et se joue de l’espace

Quoi qu’il en soit, pour cet ensemble de graffitis comme pour d’autres, les graffeurs font de l’espace que représente l’enfilade des arcades, un élément de leur composition. La disposition de leurs propres peintures sous le pont mais aussi la prise en compte d’autres graffitis font partie de leur démarche.

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